JOBARD Groupe JOBARD
GROUPE
FR
← ActualitésJOBARD Racing

Préparation course sim racing : la check-list des 48 dernières heures

4 septembre 2026 · Notes de pilote · Academy · Course

Quarante-huit heures avant le départ, il ne reste plus grand-chose à apprendre. Le pilotage que vous aurez vendredi soir est celui que vous avez construit les semaines précédentes, et deux jours n'y changeront pas grand-chose. En revanche, presque tout ce qui fait rater une manche se joue encore dans cette fenêtre : une place perdue faute d'un message, un périphérique qui n'est plus reconnu, une mauvaise variante de voiture chargée au moment d'entrer en piste, un article du règlement découvert en pleine course.

À ce stade, la préparation d'une course en sim racing n'est plus un travail de vitesse. C'est un travail de vérification. Voici la check-list que nous appliquons à la JOBARD Racing Academy Series, dans l'ordre où elle se déroule.

Pourquoi 48 heures, et pas la veille

Ce délai n'est pas une image. Il est écrit dans le règlement de la Pré-saison, et il y apparaît deux fois.

D'abord à l'article 4 : lorsqu'une place se libère sur la grille, l'appel d'un réserviste intervient au plus tard 48 heures avant le départ de la manche concernée. Passé ce point, le plateau est arrêté. Ensuite dans la clause d'absence : un titulaire absent à deux manches consécutives sans avoir prévenu la direction de course au moins 48 heures à l'avance perd sa place au profit du premier réserviste, et repart en fin de liste.

Autrement dit, la fenêtre des 48 heures est le moment où la grille se fige : le dernier instant où votre présence, ou votre absence, produit encore un effet sur l'épreuve — et le premier où une négligence devient irréversible.

Votre place n'est jamais acquise par défaut

La grille compte 19 voitures à toutes les manches, y compris sur les circuits qui en accepteraient davantage, et aucun plateau supplémentaire n'est ouvert : au-delà du dix-neuvième engagement, les pilotes rejoignent une liste de réserve. Un réserviste y dispose des mêmes accès qu'un titulaire, et il marque les points de la manche où il est appelé.

Trois vérifications, donc, dans les 48 heures.

Confirmez votre présence, ou annoncez votre absence. Une absence annoncée dans les délais n'entraîne aucune sanction. Une absence silencieuse, répétée une seconde fois, vous coûte votre place de titulaire. Le coût d'un message est nul ; celui du silence est une saison.

Vérifiez que votre catégorie est bien attribuée. Platine, Gold, Silver ou Bronze : la catégorie est posée par la direction de course, elle n'est pas choisie par le pilote — le niveau que vous déclarez à l'inscription est une information distincte, sans effet sur les classements. Et le règlement est net sur ce point : aucun pilote ne prend le départ sans catégorie.

Si vous êtes réserviste, restez joignable. L'appel tombe au plus tard à J-2, et il tombe sur le Discord officiel. Un pilote injoignable dans cette fenêtre laisse simplement passer son tour.

La machine, et la voiture qui porte le même nom qu'une autre

Le règlement exige une connexion stable, et la direction de course peut écarter d'une manche un pilote dont les déconnexions répétées perturbent l'épreuve. Raison suffisante pour tester la chaîne entière deux jours avant plutôt que de la découvrir à 21h30.

Faites donc tourner, une fois, le parcours complet : lancement du jeu, connexion au serveur officiel, quelques tours, retour aux stands. Vous vérifiez du même coup que vos périphériques sont reconnus, que vos réglages de force de retour sont ceux que vous croyez, et qu'aucune mise à jour n'a rebattu les cartes. Et surtout : n'installez rien de neuf la veille d'une course. Un nouveau pilote de volant ou une nouvelle version d'un utilitaire, la veille, c'est un risque pris sans contrepartie.

Un piège mérite une mention à part. La Pré-saison se court en monotype sur la Mazda MX-5 ND Cup — Global Cup ND2, en boîte séquentielle. Il existe une Global Cup ND1, en boîte manuelle, qui porte le même nom de modèle dans le sélecteur du jeu : seule la variante les distingue, et leurs indices de performance diffèrent. Charger la mauvaise, c'est arriver en piste avec une voiture qui n'est pas celle du championnat. Vérifiez la variante, pas seulement le nom.

Le déroulé de la soirée se connaît par cœur

Un pilote qui découvre le format en cours de soirée perd du temps là où il n'y en a pas. Le serveur ouvre à 20h30 heure de Paris pour une heure d'essais libres, et la première qualification s'élance à 21h30.

En Sprint, la suite est mécanique : qualification 1 de 10 minutes en hotlap, course 1 de 20 minutes sur la grille issue de cette qualification, puis qualification 2 de 10 minutes et course 2 de 20 minutes sur sa propre grille. Chaque course part de sa propre séance qualificative — il n'y a pas de grille inversée. Les deux courses attribuent des points.

En Endurance, le format change : qualification de 15 minutes, puis une course unique de 60 minutes avec un arrêt au stand obligatoire dans une fenêtre imposée. L'équipage reste individuel — une voiture, un pilote, du départ à l'arrivée.

Dix minutes de qualification en hotlap, cela représente deux à trois tours réellement utiles. Savoir à l'avance combien de tours vous visez, et lequel sera le bon, fait plus pour votre grille que dix tours d'essais supplémentaires.

Rouler moins, mais rouler juste

Le serveur officiel reste ouvert pendant la semaine. C'est là que se fait le travail de fond — pas à J-2.

Dans les 48 heures, l'objectif change : vous ne cherchez plus le chrono, vous cherchez la répétabilité. Trois relais de dix minutes propres valent mieux qu'une heure de tours rapides entrecoupés de sorties — ce que vous vérifiez, c'est votre capacité à reposer deux fois de suite le même tour.

Si un secteur résiste encore, ne le travaillez pas au hasard : regardez-le. Nous avons détaillé ailleurs les cinq graphiques de télémétrie qui font progresser, et pourquoi freiner plus tard ne suffit pas. Deux jours avant une course, une lecture ciblée rapporte plus que du kilométrage.

Le setup se fige à J-1

Les réglages sont libres en Pré-saison — le monotype porte sur la voiture, pas sur la feuille de setup. Cette liberté est une invitation à bricoler jusqu'à la dernière minute, et c'est précisément ce qu'il faut éviter.

Réglez votre voiture dans l'ordre, une bonne fois, en suivant la méthode en six étapes. Puis figez : sauvegardez le fichier sous un nom qui porte le circuit et la date, gardez la version précédente à côté, et n'y touchez plus le soir de la course. Un réglage changé pendant les essais libres, sans référence pour le juger, dégrade une voiture plus souvent qu'il ne l'améliore.

Les points se perdent plus vite qu'ils ne se gagnent

Le dernier point de la check-list est le moins technique, et c'est celui qui coûte le plus cher. Les limites de piste sont arbitrées automatiquement : trois sorties valent un avertissement officiel, la quatrième déclenche un drive-through. Chaque pilote dispose par ailleurs d'un capital de 12 points de permis sur la saison — un contact responsable léger en retire un, une mise hors course en retire trois, et un capital épuisé signifie une suspension. À l'inverse, trois manches consécutives sans incident en restaurent quatre.

Le barème récompense la même chose : un point de finisher va à tout pilote classé ayant parcouru au moins 75 % de la distance. Terminer rapporte. Le règlement le dit en une phrase que nous ferions volontiers imprimer au-dessus de chaque écran : en cas de doute, le pilote lève le pied et rend la position, parce qu'un incident évité prime sur une position gagnée.

Restent deux gestes de fin de check-list. La présence au briefing d'avant-course est obligatoire, micro recommandé en Endurance. Et si un incident doit être contesté, la réclamation se dépose dans les 30 minutes suivant l'arrivée, sur le canal des commissaires du Discord officiel, avec le numéro du tour, une description et un clip. Passé ce délai, il n'y a plus de dossier — donc plus de recours.

Découvrir la JOBARD Racing Academy Series →

En bref

Pourquoi 48 heures et pas 24 ? Parce que c'est le délai que fixe le règlement : appel d'un réserviste au plus tard 48 heures avant le départ, et préavis minimal de 48 heures pour annoncer une absence sans perdre sa place. À J-2, la grille se fige.

Faut-il rouler beaucoup dans les deux derniers jours ? Non. Le travail de fond se fait pendant la semaine, sur le serveur d'essais ouvert en permanence. Dans les 48 heures, on cherche la régularité, pas le chrono : trois relais propres valent mieux qu'une heure de tours rapides.

Peut-on encore modifier son setup le soir de la course ? Techniquement oui, les réglages sont libres. En pratique, c'est le meilleur moyen de dégrader une voiture sans point de comparaison. Figez le setup à J-1, sauvegardez-le sous un nom daté et gardez la version précédente.

Que se passe-t-il si je ne peux pas être là ? Prévenez la direction de course au moins 48 heures à l'avance. Une absence annoncée dans les délais n'a aucune conséquence. Deux absences consécutives non annoncées coûtent la place de titulaire.

← Tous les articles